plantation arbresAlexis Billien (cf. P’tit défi n°20) a présenté le bilan de son travail le 29 août dans les locaux du PNR BSN.
Du côté des Défis Ruraux, ce travail et né du constat du besoin de financements extérieurs pour permettre la plantation de haies agricoles. En effet, la valorisation en bois énergie couvre les frais d’entretien et d’exploitation de la haie mais pas les coûts de plantation.
Après une présentation rapide des modalités déjà connues de financement participatif par les particuliers via les plateformes Blue bees, Miimosa ou les divers financeurs publics (FEADER, Agence de l’eau, Région, Département), Alexis a développé des pistes nouvelles de financement via le mécénat d’entreprises. La loi française est particulièrement incitative pour le mécénat puisqu’elle permet un crédit d’impôt de 60 % à condition que l’organisme qui reçoit le don soit reconnu d’intérêt général et que le don ne dépasse pas 0.5 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise. L’opération financée ne doit pas donner lieu à des contreparties pour l’entreprise donatrice, sinon, il s’agit de parrainage.
6 entreprises ont été enquêtées afin de cerner leurs attentes et leurs besoins.

radisLes Défis Ruraux ont été retenus, dans le cadre d’un marché public, par le Syndicat d’eau du Caux central pour mener une mission de 2 ans et demi sur le développement des approvisionnements de la restauration collective en produits locaux issus de fermes volontaires pour s'engager dans des démarches respectueuses de la ressource en eau. Ce travail concernera les territoires d’Héricourt, Yvetot, en allant jusqu'à Yervillle. L’objectif de cet organisme public dédié à la protection de la ressource en eau est de favoriser et développer l’agriculture locale économe en produits phytosanitaires en offrant de nouveaux marchés pour les agriculteurs.

Début octobre, nous avons amorcé la phase de recensement de l’offre et de la demande… Que vous soyez responsable d'un restaurant collectif ou producteur désireux d’approvisionner la restauration collective, contactez-nous !

Contact : Stéphanie Heuzé

vaches au paturageMême si la chute du prix du lait impacte tous les producteurs, l’éleveur laitier de l’ouest gagne plus à développer un système pâturant économe qu’à s’agrandir ! Tel est le constat de l’Observatoire technico-économique du réseau CIVAM sur l’exercice 2015 pour les systèmes bovin lait spécialisés du Grand Ouest. Un message qui détonne tandis que la libéralisation des volumes continue d’accélérer l’agrandissement des moyens de production par actif et les logiques d’investissements censés réduire les coûts de production.

Depuis 2000, l’observatoire technico-économique du Réseau Civam compare les performances des systèmes herbagers bovin lait du Grand Ouest avec les exploitations laitières du Rica*.

Pour résumer, sur l’exercice 2015 :

  • Les agriculteurs herbagers ont mieux résisté à la chute du prix du lait
  • Les systèmes herbagers créent plus de richesse, qui va prioritairement à la rémunération du tra-vail plutôt qu’aux investissements.
  • Les herbagers, même non bios ont une capacité bien supérieure à maintenir et développer l’emploi dans les territoires. Une étude complémentaire révèle aussi que les économies d’échelle ne sont pas linéaires en agriculture. A un certain seuil, l’agrandissement dégrade même la situa-tion financière des fermes. Et les très grandes structures par actif font vivre 2 fois moins d’actifs agricoles sur les fermes et sur les territoires que des petites structures.

Pour aller plus loin, retrouvez :

* Réseau d’information comptable agricole.

De l’efficacité technique à l’optimisation économique...

Réduire son IFT*, baisser ses charges, sans perdre économiquement, voire sans rogner son rendement ? C’est possible !
Parmi les interventions phytos, les fongicides sur blé font partie des traitements les plus systématiques (souvent 3 par campagne). Comme il est beaucoup plus efficace de travailler en préventif qu’en curatif, il est tentant d’opter pour la sécurité technique... sans pour autant mesurer l’enjeu économique. En effet, une bonne connaissance des cycles des maladies permet, à partir de ses observations, de prévoir le développement des champignons, et ainsi d’éviter des traitements préventifs inutiles.
Ce fut particulièrement le cas cette année, avec un printemps froid et sec, très favorable à la limitation de développement des maladies. Ainsi, les agriculteurs qui sont venus se former au printemps ont pour la plupart fortement diminué leur utilisation de fongicides, faisant l’impasse sur 1 voire 2 des 3 traitements initialement prévus et diminuant les doses des interventions, sans perte de rendement. Les économies réalisées rien que sur le poste fongicide peuvent dépasser les 80 €/ha entre la préconisation initiale et la stratégie optimisée !

On peut alors s’interroger sur 2 choses :