couverture catalogue de formations automne 2012Notre nouveau catalogue de formations vient de sortir.

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La 5e édition du week-end de portes ouvertes à la ferme se tenait les 28 et 29 avril derniers. Un temps mitigé, pour ces deux jours, qui n’a pas entamé la bonne humeur des Normands, venus nombreux pour rencontrer 26 agriculteurs engagés dans des pratiques agricoles durables et attachés à communiquer avec le public.

Zoom sur l’un de nos fidèles participants…

l'EscargotierA la ferme de l’Escargotier, dans le Marais Vernier, Yves Joignant, sa famille, ses amis et de nombreux acteurs du monde rural local (notamment l’association Studio D*, dont Yves Joignant est un des membres fondateurs) ont mis toute leur énergie pour accueillir chaleureusement quelque 200 visiteurs. Le programme était chargé et les thématiques aussi alléchantes que variées !

Balades en ânes, initiation aux principes de la permaculture et aux techniques de culture sur buttes, démonstration de tournage sur bois, exposition de peintures, fabrication de cordes à l’ancienne,…

Les associations Green Peace et Enercoop (fournisseur d’énergie renouvelable, auprès de laquelle Yves Joignant achète son énergie) étaient également présentes pour exposer leurs démarches et leurs actions.

balade en ânes

Enfin, Yves Joignant, héliciculteur, apiculteur, cueilleur, et maître des lieux, a présenté son élevage d'escargots bio : de la reproduction au parc de croissance plein air en organisant, bien-sûr, un détour indispensable par la cuisine afin de confectionner des recettes savoureuses et originales. Pour les fanatiques de vitesse, les courses d'escargots furent plus impressionnantes que jamais, grâce aux conditions météorologiques particulièrement idéales.

Une bolée de cidre, production collective du Studio D, accompagnait les dégustations de produits hélicicoles et apicoles de la ferme.

 

 

 


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STUDIO D rassemble quels acteurs du Marais Vernier pour proposer des animations découverte ou pédagogiques :

  • Balade avec les ânes d’Antoine le Jardinier,
  • "Au tour de l'arbre" : démonstration de tour à bois et confection de toupie avec Pierre
  • Visite pédagogique de l'élevage d'escargot avec Yves "l'Escargotier"
  • Et bien d'autres activités au tour de l'art, l'artisanat et l'agriculture
  • Possibilité de goûters ou de repas pique-nique
  • … et aussi des rencontres « Cidre et blablaction », chaque trimestre. (Plus d’infos ici)

 

Cet été, Studio propose un chantier participatif·: Construction de murs à l’ancienne (Plus d’infos ici)

 

logo studio D

Plus d’infos sur : www.studio-d27.com

assemblée généraleTrois thèmes ont retenu l’attention d’un public fourni lors de l’assemblée générale des Défis Ruraux à Allouville-Bellefosse (76), consacrée à la valorisation des ressources locales Il s’agissait de l’emploi, de l’alimentation et du chauffage collectif. Témoignages, débats et commentaires toniques du journaliste animateur Périco Légasse ont semblé séduire l’assistance.

Les assemblées générales de l’association les Défis Ruraux, sont depuis 20 ans, l’occasion de débattre autour de thématiques directement liées au monde rural. L’édition 2012, le 22 mai dernier, n’a pas failli à la tradition. En présentant les thèmes, Jean-Paul Commare, président des Défis Ruraux,  a rappelé qu’ils figuraient tous parmi les préoccupations quotidiennes de l’association.

« Que faisons-nous de notre pays ? Avons-nous à cœur de continuer à vivre de nos activités ? Sommes-nous soucieux de toujours valoriser les produits locaux de la mer et de la terre et de transmettre ces richesses à nos enfants ? » s’est interrogé Périco Légasse qui a regretté que ces questions essentielles aient été absentes des débats électoraux lors des présidentielles.

Au sein de l’association Le chemin du halage, Solveig Rassat fait appel à l’âne et au cheval pour adapter l’énergie animale aux besoins d’aujourd’hui. La liste est longue des applications ainsi développées dans la vallée de l’Andelle : traction animale en maraîchage biologique, portage de cartables d’élèves, transport en calèche, ramassage de déchets issus du tri sélectif, arrosage de massifs floraux, etc. l’animal est réintroduit avec succès en milieu rural et urbain à la plus grande joie des habitants.

Le chemin du halage valorise une douzaine d’hectares de zone sensible et humide autour du développement durable. Un projet financé par le Département de l’Eure et qui bénéficie également de fonds du dispositif Eco région solidaire émanant de la Région Haute-Normandie.

Les Défis Ruraux, pour leur part, accompagnent depuis plusieurs années des porteurs de projets visant à créer leur emploi en pays de Bray. Xavier Lefrançois, maire de Neufchâtel et responsable de la commission économique du SMAD, est venu témoigner de l’intérêt qu’il portait à cette initiative qui participe, même modestement, à l’essor de l’économie locale.

Le maire de Neufchâtel estime qu’il faut soutenir les actions permettant aux populations « de travailler et de vivre sur leur territoire ».

C’est dans cet esprit aussi que Xavier Lefrançois  s’est engagé dans la construction d’une chaufferie bois qui alimentera un tiers de la ville de Neufchâtel. Le bois proviendra de la ressource bocagère et forestière locale transformée en plaquettes, ou bois déchiqueté. L’idée est de valoriser l’énergie renouvelable brayonne à laquelle seront attachés des emplois non délocalisables.

Dans le village de Cressy,  Philippe Dilard, agriculteur, a monté une plateforme de stockage de bois déchiqueté à l’attention de la population locale. Son site alimente déjà la chaufferie collective installée par Sodineuf à Saint-Saëns. « Le jardinier du paysage se double ainsi d’un fournisseur d’énergie renouvelable » a justement noté Périco Légasse.

Gaillefontaine, pour sa part, nourrit le projet de chauffer au bois déchiqueté son école pour laquelle il faudrait trouver 250 mètres  cube de bois chaque année.

Didier Terrier, maire d’Allouville-Bellefosse, rêve aussi de substituer aux 5 chaudières communales, dont 3 sont à renouveler rapidement, une seule chaudière bois qui serait évidemment assortie d’un réseau de chaleur.

Olivier de Sutter, maraîcher du Pays de Caux, a cessé d’approvisionner les grossistes et la grande distribution pour honorer les demandes d’AMAP et les cantines scolaires de proximité. Son souhait ? Que les consommateurs cessent d’acheter leurs légumes à la grande distribution au profit du maraîchage local, ce qui lui permettra d’embaucher.

Vice-présidente du conseil régional de Haute-Normandie, Valérie Auvray a évoqué le projet d’alimenter en bons  produits locaux les quelques 14 millions de repas servis annuellement dans les collèges et lycées de l’Eure et de la Seine-Maritime. « Cette politique volontariste et irréversible » qui passera par la formation du personnel de cuisine et l’éducation des élèves, devrait contribuer à développer une agriculture vivrière régionale de qualité.

Rémy Lemonnier

Concrétiser son projet d’installation agricole demande aussi de savoir s’entourer dans la définition du projet, dans la recherche de foncier, dans l’acquisition de compétences et aussi humainement, afin de garder sa motivation. Collectivement, nous échangerons sur les projets de chacun, les acteurs de territoires mobilisés et réfléchirons à des solutions pour faciliter la réalisation des projets.

Comment s’entourer pour concrétiser son projet·?

Tel sera le thème du prochain Café installation :

JEUDI 28 JUIN
RDV à 20h à la MFR de Criquetot L’Esneval

 

 

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