Deux stagiaires nous ont rejoints depuis mars pour une longue période de stage. Nous leur souhaitons la bienvenue aux Défis Ruraux et leur laissons le soin de se présenter…

« Je suis Adélaïde Berneval, étudiante en 4éme année à UniLasalle (école d’agronomie et agroalimentaire) situé à Mont saint Aignan. Je suis en stage aux Défis Ruraux pour une période de 5 mois rattachée aux missions « grandes cultures », avec Thomas Roland. Le sujet principal de mon stage porte sur la problématique suivante : quel itinéraire technique pour le chanvre permet d’obtenir une qualité de fibre répondant aux exigences de la filière textile ?
Le chanvre est une culture attrayante pour les agriculteurs car elle ne demande aucun produit phytosanitaire et peu d’azote. Cependant, le principal frein à l’extension des surfaces en chanvre est le manque de débouchés, limités aujourd’hui : à la papeterie et à l’éco-construction pour sa fibre, à l’alimentation de l’oisellerie et l’huile pour sa graine.
Or il existe une forte demande pour développer des vêtements à partir d’une production locale et durable de chanvre (sans chimie lourde ou travail manuel important). Le principal frein au développement de cette filière est technique : obtenir une tige de chanvre, pouvant être défibrée sans procédé lourd altérant ou raccourcissant la fibre.
Les expérimentations menées en macro parcelles chez plusieurs agriculteurs vont donc permettre de trouver la ou les variétés ainsi que l’itinéraire technique adéquat pour améliorer la qualité de la fibre du chanvre et pouvoir ainsi mieux développer cette filière. »

« Je suis Alexis Billien, étudiant à l’école d’agronomie de Rennes en Environnement, Agriculture durable et Développement Territorial. Je suis aux Défis Ruraux pour une période de 6 mois, dans le cadre d’un stage porté par l’association mais aussi par le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande.
Je vais participer à une étude sur la mise en place d’un outil de financement innovant de l’arbre en milieu agricole. L’idée est de faciliter l’accès pour la profession agricole à un soutien de la part du secteur public, des particuliers ou même des entreprises, pour la mise en place sur leurs parcelles, d’arbres, qu’ils  fassent partie d’une haie bocagère ou d’un système agroforestier.
Les avantages qu’apportent ces structures du paysage aux milieux sont nombreux. Amélioration du cadre de vie, lutte contre l’érosion des sols, amélioration de la qualité de l’eau, maintien de la biodiversité. L’arbre permet aussi de stocker le carbone atmosphérique dans les produits du bois ou dans le sol. Il amène aussi une ressource énergétique valorisable et durable, pouvant remplacer une partie de nos énergies fossiles, et ce, en émettant moins de CO2.
L’objet de mon stage est de rendre au bocage normand sa place de fournisseur de services écosystémiques et d’élément indissociable d’une identité paysagère locale. Pour que les acteurs du territoire ayant un rôle à jouer autour de cette question se mobilisent, chacun pourra donner son avis sur le chemin à suivre, et trouvera une oreille attentive qui saura prendre en compte ses attentes  »